Appel à textes SAISON 8

Télécharger le calendrier, les conditions et les modalités d’envoi des textes

date limite : 6 août 2022 à minuit (soir)

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La Radicalité

Chaque année, Jeunes textes en liberté s’attelle à trouver une thématique en lien avec l’actualité. Car l’auteur.rice est ancré.e dans son environnement et dans le monde qui l’entoure. Et qu’il ou elle nous permet de le voir autrement.

Aujourd’hui, le terme radicalité semble dire tout et son contraire. Insulte pour les un.e.s, qualité pour d’autres, en fonction de l’endroit où on se situe sur l’échiquier politique, ce terme est loin de faire consensus.

Si on reprend l’étymologie du mot, radical vient du latin « radix » qui signifie « racine ». Sous la IIIème République, les républicains sont considérés comme radicaux face à des monarchistes ou bonapartistes aux idées jugées conservatrices. Dans les années 60, alors que le monde est secoué par les guerres du Vietnam ou les luttes pour les droits civiques aux États-Unis, des voix militantes redonnent de la visibilité à ce terme.

Pour Angela Davis, « radical signifie simplement attraper les choses par la racine ».


Quels enjeux aujourd’hui mériteraient d’être abordés avec radicalité? Pour certain.e.s, la radicalité exclue de facto la discussion, pousse à aller au bout d’une idéologie, et ne provoque que la division ou la violence par absence de nuance, terrorisme ou fanatisme. Pour d’autres, c’est une façon de penser face à un monde où les espaces de réflexion et d’action sont limités. D’agir sur la cause profonde des effets qu’on souhaite modifier, là où le dialogue avec une « majorité silencieuse » ne semble plus possible. En quoi ce terme engage la question du collectif et des visions de la société? Comment et pourquoi développer des idées radicales dans un contexte politique souvent régi par le « juste milieu »?

Attention, il ne s’agit pas d’aborder la question de la radicalisation, telle qu’utilisée dans les médias pour stigmatiser une religion.

Pour Raymond Williams (1921-988), un des initiateur des Cultural Studies aux Royaumes-Unis « être vraiment radical, c’est rendre l’espoir possible plutôt que le désespoir convaincant ».

Jeunes textes en liberté est né d’une colère en mars 2015. Depuis, nous prônons une politique volontariste (parfois considérée comme radicale) qui peut s’exprimer par :

– Un refus de l’entre-soi, avec un comité paritaire à chaque fois renouvelé et a minima diversifié en terme d’origine ethnique, de classe sociale, profession, âge, orientation sexuelle etc.

– Une volonté de travailler à la visibilité de nouveaux récits qui ne répandent pas de stéréotypes – récits qui offrent des rôles importants et exigeants aux comédien.ne.s racisé.e.s.

– Une intransigeance à écouter en priorité les personnes concernées et à travailler avec celles et ceux qui portent et partagent des valeurs politiques d’inclusion.

C’est sur la thématique de La Radicalité que nous vous proposons d’écrire pour cet appel #8

Appel à textes SAISON 8

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Chaque année, Jeunes textes en liberté s’attelle à trouver une thématique en lien avec l’actualité. Car l’auteur.rice est ancré.e dans son environnement et dans le monde qui l’entoure. Et qu’il ou elle nous permet de le voir autrement.

Aujourd’hui, le terme radicalité semble dire tout et son contraire. Insulte pour les un.e.s, qualité pour d’autres, en fonction de l’endroit où on se situe sur l’échiquier politique, ce terme est loin de faire consensus.

Si on reprend l’étymologie du mot, radical vient du latin « radix » qui signifie « racine ». Sous la IIIème République, les républicains sont considérés comme radicaux face à des monarchistes ou bonapartistes aux idées jugées conservatrices. Dans les années 60, alors que le monde est secoué par les guerres du Vietnam ou les luttes pour les droits civiques aux États-Unis, des voix militantes redonnent de la visibilité à ce terme.

Pour Angela Davis, « radical signifie simplement attraper les choses par la racine ».


Quels enjeux aujourd’hui mériteraient d’être abordés avec radicalité? Pour certain.e.s, la radicalité exclue de facto la discussion, pousse à aller au bout d’une idéologie, et ne provoque que la division ou la violence par absence de nuance, terrorisme ou fanatisme. Pour d’autres, c’est une façon de penser face à un monde où les espaces de réflexion et d’action sont limités. D’agir sur la cause profonde des effets qu’on souhaite modifier, là où le dialogue avec une « majorité silencieuse » ne semble plus possible. En quoi ce terme engage la question du collectif et des visions de la société? Comment et pourquoi développer des idées radicales dans un contexte politique souvent régi par le « juste milieu »?

Attention, il ne s’agit pas d’aborder la question de la radicalisation, telle qu’utilisée dans les médias pour stigmatiser une religion.

Pour Raymond Williams (1921-988), un des initiateur des Cultural Studies aux Royaumes-Unis « être vraiment radical, c’est rendre l’espoir possible plutôt que le désespoir convaincant ».

Jeunes textes en liberté est né d’une colère en mars 2015. Depuis, nous prônons une politique volontariste (parfois considérée comme radicale) qui peut s’exprimer par :

– Un refus de l’entre-soi, avec un comité paritaire à chaque fois renouvelé et a minima diversifié en terme d’origine ethnique, de classe sociale, profession, âge, orientation sexuelle etc.

– Une volonté de travailler à la visibilité de nouveaux récits qui ne répandent pas de stéréotypes – récits qui offrent des rôles importants et exigeants aux comédien.ne.s racisé.e.s.

– Une intransigeance à écouter en priorité les personnes concernées et à travailler avec celles et ceux qui portent et partagent des valeurs politiques d’inclusion.

C’est sur la thématique de La Radicalité que nous vous proposons d’écrire pour cet appel #8.

La Radicalité