La sélection 2020

Le comité de lecture composé de metteurs et metteuses en scène, comédiens, comédiennes, auteurs, autrices, spectateurs, spectatrices, lecteurs et lectrices, non professionnels et non professionnelles de théâtre, se réunit chaque automne.

Un appel à textes est proposé une fois par an en avril-mai. La sélection est soumise à des critères, à une thématique et se fait de façon anonyme.

En octobre 2019, 4 textes ont été sélectionné sur le thème : QUESTIONS D’ENVIRONNEMENT. Voici les lauréat.e.s :

 Grenouille ©

Résumé :

Grenouille © se déroule dans un parc de loisir, autour d’un lac artificiel, où travaillent des Grenouilles Gonflables © automatiques, construites à partir des déchets du parc de loisir précédent. On y observe comment se construisent les rapports entre les Humains et les Grenouilles ©, et comment se bâtit progressivement une fascination, un imaginaire érotique autour de ces créatures de plastique. Un jour, il y a un accident de crevaison. À partir de là se produit un bug dans les Grenouilles © : elles se mettent à muter… puis saccagent le parc, et y mènent une révolution.


Leïla CassarLEILA CASSAR
Leïla Cassar est écrivaine pour le théâtre.
Après une formation en classes préparatoires littéraires à Nantes et un Master de recherche en Etudes Théâtrales, entre Lyon 2 et l’Université du Québec à Montréal, elle intègre en 2017 l’ENSATT (Ecole Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre) en écriture dramatique.
Ses textes Eva faire de mon passé un parchemin, My body is a temple et La vie sans les murs ont fait l’objet de lectures publiques au Théâtre La Licorne (Montréal) lors du Festival Porte-Voix, au Centre LGBT  du Greenwich Village (New York) ainsi qu’au Théâtre des Marronniers (Lyon). Elle participe à des écritures collectives et à leur mise en lecture (la coopérative d’écriture éphémère au NTH8 et le temps fort « Reines »  mené par Pauline Peyrade aux Scènes du Jura) en 2019. Deux de ses pièces, Grenouille ©  et L’Inhabitante seront prochainement jouées au théâtre du Point du Jour et aux Clochards Célestes, mises-en-scènes respectivement par Hélène Jacquel et Laurent Guttmann.
Elle donne aussi des interventions théoriques lors de colloques et de séminaires universitaires (UQAM, Université de Haute-Alsace, EHESS), et des ateliers d’écriture (Festival Cours et Jardin, Riom), publie des articles de recherche (Revue Archée) et a participé à la création de performances diffusées lors du festival Hors-Lits Montréal et à la librairie L’Eugélionne. Militante, elle a co-fondé l’AntiAutruche, collectif féministe de l’ENSATT, qui organise notamment un cycle de conférences mensuel visant à mettre en lumière les artistes minorisé.e.s au sein de la culture théâtrale.
Elle s’intéresse à l’écriture du désir, de la honte et de l’intériorisation de la domination, dans une optique féministe et queer. C’est au sein de l’ENSATT qu’elle rencontre Hélène Jacquel avec qui elle commence à écrire le texte Grenouille en 2018 suite à un laboratoire expérimental avec des élèves concepteur.trice.s sonores.

portrait hélèneHELENE JACQUEL
Née en 1996 en Normandie, Hélène Jacquel étudie d’abord à la Sorbonne-Nouvelle, où elle obtient une licence en Études Théâtrales. Elle se forme parallèlement au jeu d’acteur au sein du Studio Muller (Paris). Elle intègre ensuite le département Écrivain.e.s dramaturge de l’ENSATT (École Nationale Supérieure d’Arts et Techniques du Théâtre, Lyon), où elle étudie depuis 2017.
Son premier texte, Kotsuage, est mis en lecture en 2018 au Théâtre des Marroniers (Lyon), et accompagné par le collectif À Mots Découverts. En 2019, elle collabore à différentes aventures d’écriture collective, notamment au sein de la Coopérative d’Écriture Éphèmère France-Mexique, au NTH8 (Lyon), et lors du temps fort « Reines Jurassiennes » coordonné par Pauline Peyrade aux Scènes du Jura (Lons-le-Saunier). Cette même année, elle co-écrit Grenouille © avec Leïla Cassar.
Elle est également metteuse en scène, elle monte d’abord Vomitif d’Abdel-Hafed Benotman au Théâtre Méga-Pobec (Evreux) en 2014, puis Notre Jeunesse d’Olivier Saccomano en 2016. En 2020, elle créera Grenouille © au Théâtre du Point du Jour (Lyon).

Marcher tout droit est un combat

Résumé :

Alors qu’elle vient d’atterrir à Porto-Alegre pour commencer une mission humanitaire en forêt amazonienne, Lucia reçoit un appel téléphonique de la gendarmerie de Gaillac, en France, la sommant de rentrer au plus vite afin d’identifier son frère Sami, hospitalisé et inconscient. Suspendue entre le Brésil et la France, entre les grandes causes et les « petits » combats locaux, Lucia va se découvrir en même temps qu’elle lève petit à petit le voile sur les circonstances de l’accident de son frère.
Marcher tout droit est un combat est construit en une succession de duos, opposant à chaque fois Lucia et un représentant d’un monde qu’elle tente de cerner : officier de gendarmerie, journaliste, député, zadiste, militant d’ONG. Partant d’une perception floue et parcellaire, Lucia va progressivement faire la lumière sur les événements ayant touché son frère. Ce n’est qu’une fois ce monde recomposé qu’elle pourra repartir suivre son propre chemin.


Simon Grangeat anime pendant dix ans un collectif pluridisciplinaire en tant que metteur en scène-auteur, avant de ne se consacrer qu’à l’écriture. Ses textes explorent des problématiques contemporaines dans un jeu de tension entre le document et la fiction, entre le réel et le poétique. Il reçoit l’aide à la création pour T.I.N.A., une brève histoire de la crise et pour Du Piment dans les yeux – publié aux Solitaires intempestifs, lauréat 2019 du prix Collidram (association Postures). La saison dernière, il compagnonne avec la compagnie L’Artifice pour l’écriture de Comme si nous – publié aux Solitaires intempestifs. Depuis 2019, il coordonne le comité de lecture du CDN de Caen ainsi que la revue La Récolte – revue des comités de lecture de théâtre.

En 2015, Simon Grangeat a été lauréat de Jeunes textes en liberté pour son texte Terres closes.

Des pintades et des manguiers

Résumé :

Tandis que la migration due aux changements climatiques s’intensifie, Asseta et sa mère Sali se préparent à quitter leur pays pour toujours. La transmission de l’histoire familiale, malgré les douleurs qu’elle invoque, devient alors une nécessité, un cri de survie. Lorsque le lien à la terre est menacé de disparaître, la mémoire peut-elle perdurer ?


Claire2Cofondatrice de la compagnie RPS Theatre, Claire Tipy a fait des études de sciences politiques et de théâtre à Lyon et à Londres. En 2016, elle choisit de s’installer au Burkina Faso afin de s’engager concrètement pour une meilleure représentativité des histoires et narrations de la sous-région. Elle collabore avec de nombreux artistes burkinabè en tant qu’auteure, metteure en scène et comédienne. Elle a notamment écrit et mis en scène Where do you think I was born? et Dix Lions / Buugness Piiga / Ten Lions, deux spectacles créés au sein de sa compagnie. Ses textes, accessibles et ludiques, sont basés sur la récolte de témoignages et s’intéressent à l’impact de problématiques contemporaines dans le quotidien des individus.

www.rpstheatre.com

Dans la forêt disparue

Résumé :

Ce jour-là, Val entraîne Oli dans la forêt, pour la première fois. Sans le savoir, ils y suivront un parcours initiatique qui bouleversera non seulement leur enfance, mais le destin de la forêt elle-même. Grâce à sa machine à oxygène qui lui permet de percevoir tous les bruits environnants, grand-papa Marcel fera tout ce qu’il peut pour mener les enfants au terme de leur quête. Mais ce faisant, il devra y laisser une partie de lui-même. Et la gang à Giovanni, qui fait la loi dans le parc depuis que la forêt a commencé à disparaître sous les bulldozeurs, terrorise notre Oli, qui devra faire face à ses plus grandes peurs.


Olivier Sylvestre - FullRes - Palmer Photographie-2814Olivier Sylvestre est né à Laval (Québec) en 1982. Auteur et traducteur, il détient un baccalauréat en criminologie de l’Université de Montréal et un diplôme d’écriture dramatique de l’École nationale de théâtre du Canada. Sa première pièce, La beauté du monde (Leméac) a remporté le Prix Gratien-Gélinas et a été finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général. Chez Hamac (Septentrion) ont été publiés un recueil de récits, Noms fictifs (finaliste Prix des libraires du Québec catégorie roman et aux Prix littéraires du Gouverneur général, lauréat du Prix du premier roman de Chambéry), Le désert (créé en janvier 2018 au Théâtre Prospero) ainsi que sa pièce La loi de la gravité. Cette dernière a gagné plusieurs prix, fait l’objet d’une dizaine de mises en lecture et de productions au Québec comme en Europe, et est traduite en anglais et en allemand. Sa pièce jeune public La grande échappée est publiée chez Lansman (Belgique). Sa nouvelle pièce pour ados, Guide d’éducation sexuelle pour le nouveau millénaire, a été de la programmation du Festival du Jamais lu 2017 et est créée au Théâtre Denise-Pelletier à Montréal en 2020. Il a entre autres traduit Madame Catherine prépare sa classe de troisième à l’irrémédiable d’Elena Belyea (Dramaturges Éditeurs, créée au Théâtre Prospero), Agokwe de Waawaate Fobister (Dramaturges Éditeurs) et La Serre Concorde de Jordan Tannahill. Sa pièce tout public Dans la forêt disparue est récipiendaire de l’Aide à la création d’ARTCENA (Paris) 2019. Il a œuvré pendant plus de dix ans comme intervenant social en dépendance. Il anime des ateliers d’écriture et fait de l’accompagnement dramaturgique. À l’automne 2018, il a été accueilli comme dramaturge en résidence par le Théâtre de l’Entonnoir, en Guyane, sur un projet de médiation et une création, Les verdicts guyanais, dans une mise en scène de Roberto Jean.

Bibliographie :

La loi de la gravité, théâtre, Hamac, 2019
Madame Catherine prépare sa classe de troisième à l’irrémédiable d’Elena Belyea (traduction), Dramaturges Éditeurs, 2019
Le désert, récit, Hamac, 2019
Me péter la cenne, dans le collectif « Avec pas une cenne », Québec Amérique, 2019.
Noms fictifs, récits, Hamac, 2017
Agokwe de Waawaate Fobister (traduction), Dramaturges Éditeurs, 2016
La grande échappée, théâtre, Lansman, 2016
La beauté du monde, théâtre, Leméac, 2015
Le no-pain réveillon, collectif « Contes urbains », Dramaturges Éditeurs, 2013

En 2015, Olivier Sylvestre a été lauréat de Jeunes textes en liberté pour son texte La Loi de la gravité.

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