La sélection 2019

Le comité de lecture composé de metteurs et metteuses en scène, comédiens, comédiennes, auteurs, autrices, spectateurs, spectatrices, lecteurs et lectrices, non professionnels et non professionnelles de théâtre, se réunit chaque automne.

Un appel à textes est proposé une fois par an en avril-mai. La sélection est soumise à des critères, à une thématique et se fait de façon anonyme.

En octobre 2018, 6 textes ont été sélectionné sur le thème : LE TRAVAIL ET L’HUMAIN. Voici les lauréats :

Cœur minéral OU Intérêts et contreparties : la pépite que nous sommes

Résumé :

Boubacar, jeune cadre canadien, est envoyé par sa compagnie minière dans la région d’origine de ses parents guinéens pour régler un problème avec la population. Une fresque sur les multinationales, les opérations minières et leurs conséquences humaines.


Issu du programme d’écriture dramatique de l’École nationale de théâtre du Canada, Martin Bellemare reçoit le Prix Gratien-Gélinas pour Le Chant de Georges Boivin en 2009. Il obtient l’Aide à la création du CNT/ARTCENA, pour La Liberté en 2012, pour Maître Karim la perdrix et pour Moule Robert en 2017, cette dernière pièce étant soutenue dans l’écriture par une bourse du CNL.
Moule Robert est créé au Québec (La Rubrique) et en Suisse (POCHE/Genève) en 2017, puis en France au Théâtre de Belleville à Paris en mars et avril 2019. Il reçoit plusieurs fois le soutien du Conseil des arts du Canada et du Conseil des arts et lettres du Québec. Il est publié chez Dramaturges Éditeurs. En jeune public, son travail est publié chez Lansman : Des pieds et des mains, La chute de l’escargot, Tuer le moustique, Un château sur le dos, Le cri de la girafe, L’oreille de mer. Il anime différents ateliers : ETC_Caraïbe, Jamais Lu, Festival Petits et Grands, Paris-Bibliothèques/Tarmac, Théâtre Bouches Décousues, Théâtre de l’Aquarium, CARROI/La Flèche. Il effectue plusieurs résidences d’écriture : Théâtre de l’Aquarium, Maison des Auteurs de Limoges, Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, Ferme Godier, Mariemont (Belgique), Le Bic, Conakry (Univers des mots, Guinée), Cotonou (EITB, Bénin), Pologne (10 sur 10), où il écrit pour le projet francophone de DramÉducation quatre courtes pièces publiées chez DramÉdition, Barbus au sommet d’une montagne, La ligne droite, Le rendez-vous, et La paix numéro cinq. Il est aussi de l’activité Lire et dire le théâtre en famille de Scènes Appartagées. Il écrit Amours profonds pour les élèves de l’EITB, présenté en février 2018 à l’Institut Français de Cotonou. Avec l’auteur français Gianni Grégory Fornet et l’auteur camerounais Sufo Sufo, il écrit la pièce pour ados Par tes yeux (Lansman 2018), qui est créée en septembre 2018 aux Francophonies en Limousin, puis présentée aux Coups de Théâtre à Montréal en novembre, à l’Institut Français de Douala ainsi qu’à OTHNI – Laboratoire de théâtre à Yaoundé en décembre. Il reçoit le prix SACD 2018 de la dramaturgie francophone pour sa pièce Maître Karim la perdrix.

Une légère suffocation

Résumé :

Marie-Ange vient de la Réunion. 

Pour une opportunité de travail en France, elle décide de tout abandonner et de rejoindre la métropole. 

Peu à peu, le rythme de travail commence à avoir raison d’elle et l’entraîne doucement vers le précipice. 
Jusqu’au burn-out d’une de ses collègues…

Après une formation de comédienne et de clown, Marion Guilloux se consacre plus spécifiquement à l’écriture et travaille en tant que dramaturge pour différentes compagnies de théâtre.

Elle est lauréate du Prix du Jeune Ecrivain 2017 avec sa nouvelle Mister Lonely et reçoit le 1er prix de la maison des écritures transmédias (M.E.E.T)- Hypolipo pour  son texte Les Poussières de C.

En 2018, sa pièce Aire de repos : La Forêt fait partie des textes nominés pour le prix Laurent Terzieff-Pascal de Boysson, organisé par le théâtre du Lucernaire.
Il retient l’attention des comité de lecture EAT (écrivains associés au théâtre) et  ALT (Auteurs, Lecteurs, Théâtre) qui le sélectionnent pour leurs saisons 2018-2019.

En parallèle, elle donne des ateliers d’écriture et des cours de théâtre auprès d’enfants et d’adolescents en banlieue parisienne.

Elle travaille en partenariat avec le théâtre de la Comédie Nation (Paris-11ème) avec lequel elle organise des ateliers d’écriture tout public une fois par mois.

Avec le collectif CHAMP LIBRE, elle travaille à la création du Festival CHAMP LIBRE (festival de création émergente et pluridisciplinaire) qui voit le jour en 2015 à Saint-Junien, prêt de Limoges.  Lors de la 3ème édition, cette année, elle y  a présenté  une lecture musicale des Poussières de C.

Taxiwoman

Résumé :

 « On m’appelle Taxiwoman Femme-voiture Homme-femme. Je suis la conductrice d’un micro-monde peint en jaune. »
Gaël, jeune femme sans diplôme, a un rêve : devenir chauffeur comme tous les hommes de sa famille. Mais elle se heurte aux préjugés qui persistent dans son pays. Une femme doit porter des jupes, se marier, avoir des enfants, s’occuper de sa progéniture et de son bon mari. En somme, soumise aux diktats d’une société où la femme respire pour les autres, où sa liberté de choisir n’existe pas. Gaël a choisi ! Première femme à conduire un taxi dans un métier d’hommes grâce à une détermination puissante et un désir de liberté ! Son courage, sa pugnacité, son ambition, son désir de vivre sa vie comme elle l’entend et son taxi jaune vont la conduire à une rencontre, à un ailleurs où la liberté est le porte-drapeau, où elle est libre d’exercer son métier, libre d’être elle-même.
Dans cette nouvelle pièce, Eric Delphin Kwégoué, traite, avec éloquence et sans tabou, dans une langue rugueuse, franche et métaphorique, de la condition féminine. Son écriture combat encore les préjugés et évoque de nouveau  l’homosexualité condamnée au Cameroun, où être différent est une malédiction, plus encore un crime ! Où l’humain est parfois déshumanisé, asservi par le regard de l’autre.


Auteur, il a écrit une vingtaine de pièces parmi lesquelles  L’ombre de mon propre vampire  publiée aux éditions Ifrikiya, les  Génétiques  publiée aux éditions Scènes d’Ebène,  Autopsie d’une poubelle  et Out  publiée aux éditions Ecritures Théâtrales Grand Sud-ouest-France. Sa pièce  Igonshua reçoit en 2017, le Prix des Inédits d’Afrique et d’Outremer et est publiée chez Lansman éditeur.  – Comme un goût de sang – Publiée aux éditions Passage(s) par le Tarmac. Certaines de ses pièces ont fait l’objet d’une étude à l’université et au conservatoire de Tours-France au courant de l’année 2014 – 2015. Ces pièces ont été lues au Bénin, au Congo-Brazzaville, au Congo-Kinshasa, au Togo, au Tchad, dans plusieurs festivals en France, au Burundi et au Cameroun. Il a également assisté à plusieurs résidences d’écriture en Afrique et en France. En 2017, il effectue une résidence de trois mois à la Maison Jean Vilar à Avignon pour l’écriture d’un essai sur le théâtre populaire vu du Cameroun, intitulé « Scène éclatée ou la déconcentration du théâtre au Cameroun »
Né en 1977 à Bana au Cameroun, Eric Delphin  Kwégoué est d’abord comédien, metteur en scène. Il commence sa carrière théâtrale en 2002 après deux années de formation en art dramatique à la maison des jeunes et des cultures de Douala (MJC). En une quinzaine d’année de pratique, il a joué dans une quarantaine de pièces parmi lesquelles « La mort d’Alexandre Suttu » de Dumitru Crudu, mise en scène par Benoit Vitse, « Rêve de fou » adapté d’une conférence de Sony Labou Tansi, mise en scène par Guillaume Ekoumé et joué au festival international de Sibiu en Roumanie et dans une dizaine de villes en Afrique. Il a également joué au festival d’Avignon en 2013 dans le spectacle « Leave to live », en 2014, il est assistant metteur en scène du spectacle « Les trois sœurs » joué également à Avignon, créer par le metteur en scène italien Carlo Boso.
Après des ateliers de mise en scène auprès de metteurs en scènes de renom dont André Bang (Cameroun), Maître Mwambayi (République Démocratique du Congo) Catherine Boskovitch et Carlo Boso (France), il se lance dans la mise en scène et monte des pièces parmi lesquelles Orphée D’Afrique, adapté du roman de Were Were Liking, jouée dans le réseau des CCF et Alliances Françaises du Cameroun et au festival international de théâtre du Bénin.
Directeur artistique du Koz’art, compagnie de théâtre professionnelle de Douala et du Compto’Art54 (Carrefour International des arts du spectacle de Douala), En 2011, il est lauréat de la bourse « Visas pour la création » de l’Institut Français de Paris. En 2012, 2014, et 2017, il a été boursier du gouvernement Français.

La solitude du 3ème jour

Résumé :

Un homme rencontre une femme au bord d’un désert.
La marche qu’ils vont faire ensemble va révéler les liens qu’ils ont : de la tendresse puis un mystère.
L’énigme se lève pendant que l’un parle et que l’autre crie, pendant que l’un raconte la poésie de ses souvenirs et que l’autre dénonce l’emprise des multinationales.
Entre eux deux, un téléphone portable : celui de la femme et d’un monde en déroute.
Un récit tendre, vif, qui se déroule entre le Congo et Burkina-Faso, où l’on se rend compte que la force du monde tient dans son surréalisme


Titulaire d’un DEA de philosophie et d’un Brevet d’Etat de Judo, Emmanuel LAMBERT créé en 1999 la compagnie Bulles de Zinc implantée à Saffré (44).
Dès les débuts, il privilégie les créations dans l’espace public – dont des légendes urbaines qui donne lieu à la publication de biographies fictives. Des écritures in situ, dans la lignée d’un Jean-Baptiste Botul, et après des séances d’écritures avec les habitants de la ville, naissent ces vrais-faux personnages : Emile Mouette, seul et unique chuchoteur public au mondeVéronique Habann ou l’invention de la première cabane de jardin, une révolution mondiale !Hippolyte Lalou, inventeur du banc public.

Il est formé au théâtre par Fargass ASSANDE et Raymond PEYRAMAURE.
Depuis 2010 et suite à de nombreux voyages en Afrique de l’Ouest (dont un partenariat de 8 ans avec une troupe togolaise), il se lance dans l’écriture de pièces de théâtre pour être jouées en salle ou en rue, en France et en Afrique de l’Ouest : Exil.Exit., Match retour, L’Afrique en collection Harlequin, Faire exister les anges, Géopolitique de l’amour
Des textes à la fois poétiques et politiques, qui sont nourris de ces allers-retours sur les 2 continents. Une volonté de se faire croiser les cultures, questionner les regards que l’on porte sur d’autres cultures… et dénoncer les absurdités de nos sociétés :

En 2015, il est artiste associé au festival Ceux d’en face (ANIMAKT à Saulx les Chartreux – 91)
Depuis 2017, avec une dizaine de créations à son actif, plus de 600 représentations et 6 livres édités, Emmanuel Lambert décide de mettre son écriture au service des autres :
Ruptures (pièce sur le coltan) pour le chorégraphe Gervais TOMADIATUNGA,
Du temps où les poissons rouges s’aimaient à la folie (conférence sur les danses de ballet) pour la Cie O dans le cadre des Folles journées à Nantes,
Dévoiler, parcours d’une musulmane de 1973 jusqu’en Syrie pour le calligraphe Julien BRETON
Moi, ma chambre, ma rue pour Tidany N’DIAYE (texte pour son spectacle éponyme existant)
L’évidence des triangles isocèles, (commande de 20 monologues pour place publique) dans le cadre des EAT.
Ritue!s (pièce sur l’excision) écrite lors d’une résidence d’auteur au théâtre La Ruche à Nantes qui sera adapté à l’Institut Français du Burkina-Faso en mars 2019 pour par la troupe TAWULI 2019 / 2020.
Il fait également partie des EAT (Écrivains associés au Théâtre) et collabore régulièrement avec le collectif d’écrivains Escale des écritures au Togo

Le comptoir où le monde s’est échoué

Résumé :

Un monde contemporain où persistent des bribes du monde d’hier.
Un port de pêche. L’usine de transformation du poisson va fermer, la flotte de pêche est depuis longtemps réduite.
Dans un bar, sur le quai, la patronne, qui écoutait les retours de mer, n’entend plus aujourd’hui que la peur du chômage. Elle ramasse sur la plage des objets ayant appartenu à des femmes et des hommes qui peut-être ont traversé la Manche. Un garçon rêve d’Angleterre. Un chauffeur-livreur interroge le délit de solidarité. Une jeune fille qui n’avait jamais vu la mer mais qui en avait rêvé veut embarquer sur le bateau d’une femme pour qu’elle lui transmette ses gestes, tous ses gestes. Cette femme, qui a dédié sa vie à la pêche, n’aura peut-être d’autre choix que d’accepter une prime et de couler son bateau.


Maïna Madec

Née en 1986, j’ai grandi en Bretagne, au bord de la mer.
J’ai une pratique du théâtre et de l’écriture depuis l’adolescence.
Après avoir obtenu un baccalauréat littéraire option théâtre j’ai suivi une formation de théâtre au conservatoire de Rennes.
J’ai obtenu un Master 2 de Lettres, Arts et Pensée contemporaine à l’université Paris 7 où j’ai pu effectuer des recherches sur les mises en scènes de pièces de Jean Genet.
Je continue à me former régulièrement par le biais de stages et d’ateliers (Atelier annuel du théâtre de la Colline, ateliers le Simple Appareil des Tréteaux de France, Ateliers RL, stages avec l’Odin Teatret, le Living Theatre Europa).
Aujourd’hui, je partage mon activité entre la scène et l’écriture.

Comédienne de la troupe du théâtre de l’Épée de Bois puis au sein de la compagnie Babylone pour le spectacle Frakas, je collabore cette année en tant que comédienne avec la compagnie Pareil Jamais.
J’ai obtenu le deuxième prix du Cercle des Nouveaux Écrivains pour la nouvelle Nul n’amadouera le chien du pont de l’Alma et mon Récit d’un voyage en Biélorussie a été publié dans le journal Libération. J’ai effectué l’adaptation pour la scène de la Statue Intérieure du biologiste François Jacob en collaboration avec la comédienne Dominique Frot.

Le spectacle Miss Alaska Usa (création 2017 de la compagnie Lieux Dits Scénographies) que j’ai créé en collaboration avec Camille Riquier traite de la disparition d’une île d’Alaska (conséquence du réchauffement climatique) et du sort de ses habitants de culture inuite. Ce spectacle m’a permis d’interpréter pour la première fois l’un de mes textes sur un plateau de théâtre. Un prochain texte, Miss Monde autopsie est en cours d’écriture.

Les essentielles

Résumé :

Ce jour-là, sur la chaîne de découpe de l’abattoir, il n’y a pas que des vaches. Ce jour-là il y a une femme suspendue la tête en bas au milieu des bovins, une employée de l’abattoir qui n’a rien à faire là. Ses collègues protestent : c’est à cause de la rapidité des cadences qu’elle s’est retrouvée dans cet état. Une grève se profile mais personne n’en a jamais fait et surtout, personne n’est prêt à endosser le rôle de porte-parole. Sous l’œil las des vaches attendant la reprise des cadences, les ouvrier.e.s improvisent un soulèvement aux méthodes inaccoutumées. 


Née en 1993 à Toulouse, Faustine Noguès étudie en classes préparatoires littéraires et à la Sorbonne Nouvelle où elle obtient une double licence en théâtre et cinéma, une maîtrise en études théâtrales et un master de production théâtrale. Elle se forme au jeu d’acteur au sein de différents cours et stages.

En 2018, elle est lauréate de la bourse d’écriture théâtre Beaumarchais – SACD pour sa première pièce de théâtre Suprise parti, inspirée de l’histoire de Jón Gnarr, humoriste élu maire de Reykjavik en 2010 après avoir fondé un parti satirique avec un groupe d’artistes anarcho-surréalistes.

Cette même année elle effectue une résidence d’écriture à la Chartreuse – CNES de Villeuneuve lez Avignon dans le cadre du 4e studio européen des écritures pour le théâtre, pour sa pièce de théâtre En bataille.

Elle collabore à la mise en scène ou à la dramaturgie avec David Lescot pour Aldo Morto de Daniele Timpano et J’ai trop peur, Brigitte Seth & Roser Montlló Guberna pour Family Machine, Paul Desveaux pour Le Garçon du dernier rang de Juan Mayorga, et Laurent Vacher pour Mes amis (Safe european home) de Philippe Malone et Presque égal à de Jonas Hassen Khemiri.

De 2015 à 2017 elle travaille comme chargée de production aux côtés de l’administratrice Véronique Felenbok.

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