La sélection 2018

En 2018, 6 textes ont été sélectionné sur le thème : ESPOIRS. Voici les lauréates :

Mon Nom est Rom

Résumé :

Une nuit.
Infiniment trop longue pour Fils benjamin et Fils cadet qui veulent mordre l’honneur.
Bien trop courte pour Fille qui voudrait tout réparer avec Père.
Il est déjà trop tard pour Mère : à force de ne rien dire, on devient muet pour de bon.
Quant à Fils aîné, il ouvre grand les fenêtres de l’univers.

 


Claire Audhuy choisit de s’installer sur des territoires, d’en observer les habitants, d’aller à leur rencontre et d’écouter leurs récits de vie. Elle s’en nourrit pour son écriture de pièces de théâtre documentaire (Frères ennemis / Eldorado Terezin / Dieu, les caravanes et les voitures / Les Migrantes / Pas de chips au paradis / 120 Jours à Hénin-Beaumont…). Elle écrit aussi de la poésie (J’aurais préféré que nous fassions obscurité ensemble) et pour la jeunesse (Un notre pays). Elle a soutenu une thèse de doctorat portant sur le théâtre concentrationnaire et a exhumé 28 manuscrits clandestins inédits.

Midi nous le dira

Résumé :

10 juin 2017, le matin. Quartier périphérique de Saint-Malo, atmosphère caniculaire. Najda Bendaoud, dix-huit ans, attend. Le BAC approche mais l’imminence de l’examen la préoccupe beaucoup moins que celle des résultats de la Commission de sélection des jeunes espoirs de foot 2017 : à midi, Najda saura si elle est choisie pour jouer lors de la Coupe du monde de foot féminin U20 en 2018.
Pour surpasser l’attente, Najda se filme avec son téléphone et réalise une vidéo « My future self », comme elle en a vu sur Youtube : elle s’adresse à son aînée de dix ans – la Najda qu’elle sera en 2027. Elle raconte aussi sa mère, sa grand-mère et son arrière-arrière grand-mère, leurs rêves ou leurs renoncements.
Entourée de son double virtuel et de différentes générations de femmes, Najda relie les époques. Et espère que le résultat de midi sera décisif pour son avenir.

 


Joséphine Chaffin fait des études théâtrales à L’École Normale Supérieure de 2009 à 2012, où elle mène un travail de recherche sur le statut des femmes de théâtre aujourd’hui en France. Elle intègre ensuite un Mastère de management culturel à l’ESCP-Europe.
Au terme de ses études, elle assiste Christian Schiaretti au Théâtre National Populaire. C’est dans ce cadre qu’elle rencontre l’équipe des Tréteaux de France, Centre dramatique national dirigé par Robin Renucci, dont elle est l’assistante artistique entre 2013 et 2017. Durant cette période, elle est assistante à la mise en scène sur L’École des femmes de Molière et La Leçon de Ionesco (en partenariat avec le TNP, mises en scène de Christian Schiaretti), ainsi que sur Le Faiseur de Balzac et L’Avaleur de Jerry Sterner (mises en scène de Robin Renucci).
Aujourd’hui, elle se consacre à ses projets d’autrice et de metteuse en scène. Elle crée sa première pièce La Fille qui flambe au Théâtre Kantor de l’ENS en 2012 à Lyon, avant d’écrire Jubile, mis en espace par Clément Carabédian lors des Rencontres de Theizé en 2016. Elle participe à la première édition du festival EN ACTE(S) en 2014 avec Ton Tendre silence me violente plus que tout, mis en scène par Louise Vignaud au Lavoir public à Lyon. Le spectacle est par la suite repris au Théâtre de l’Opprimé à Paris en 2016, puis au Théâtre des Clochards Célestes à Lyon en 2016 et en 2017.
En septembre 2016, Joséphine Chaffin répond à une commande des Tréteaux de France avec Data m’a dissous, à destination des adolescents. Mis en lecture par les comédiens des Tréteaux de France, ce texte traite de l’économie des données numériques, dernier fleuron du capitalisme.
Pour sa troisième édition, le festival EN ACTE(S) lui commande un texte dédié au jeune public : Céleste gronde questionne l’impact des intelligences artificielles sur notre langage. La pièce est créée à Lyon en mars 2017 dans une mise en scène de Thibaud Vincent.
En octobre 2017, Joséphine Chaffin crée sa pièce Les beaux ardents (love story vénitienne) au Théâtre des Clochards Célestes, dans une co-mise en scène avec Clément Carabédian. Inspiré de la figure de la peintre Artemisia Gentileschi, ce spectacle raconte l’histoire d’amour tumultueuse à Venise entre deux artistes pour interroger le statut des créatrices et explorer le rapport entre amour, création et genre.
En novembre 2017, elle assiste Claudia Stavisky pour la reprise de Tableau d’une exécution d’Howard Barker, aux Célestins – théâtre de Lyon.
Pendant la saison 2017-2018, elle anime des ateliers d’écriture en région parisienne avec des collégiens sur le thème de l’intelligence artificielle. Elle est également médiatrice au Théâtre Paris-Villette à Paris auprès de classes de collégiens et de lycéens.
Par ailleurs, elle intervient régulièrement lors d’événements consacrés au sujet des inégalités hommes/femmes dans le milieu du spectacle vivant, comme lors des Grands plateaux du Groupe des 20 d’Île de France.

Les choses qu’on casse

Résumé :

 Ahgnahr, le père et Gabriel, son fils assistent à la destruction de leur immeuble. Un spectacle surprenant s’offre à eux. Au fur et à mesure que les murs tombent, des tableaux se révèlent au grand jour avant de disparaitre sous les coups des pelleteuses.
Un mois plus tôt, Gabriel est de retour. Il ne rentre pas chez son père. Il squatte les appartements laissés vide après le départ des voisins.  Ahgnahr est le denier habitant de la tour. Chez lui, le temps semble figé. Son fils n’a pas donné de nouvelles pendant deux ans et le voilà qui revient graffer les murs de leur immeuble.
Il faudra beaucoup de bombes de peinture, beaucoup de détours, beaucoup d’histoires pour briser le silence entre le père et le fils et renouer les liens qui permettront à l’un de grandir et à l’autre de partir.

 


Formée comme comédienne à L’École Claude Mathieu, Edith Delarue a suivi en parallèle des études de Lettres Modernes et Art du spectacle à la Sorbonne Nouvelle. C’est en 2001, aux États-Unis, lors d’un stage à la New Dramatists de New York qu’elle fait ses premiers pas en tant que dramaturge auprès de Catherine Filloux, Liz Duffy Adams, Dominic Taylor, Karen Hartman, Brooke Berman….
A son retour en France en 2003, La Cie la Rose tatouée et la Cie Les Amoureux transis organise une lecture dirigée par Brigitte Boucher de sa première pièce L’instant donné au Lavoir Moderne Parisien.
En 2005, Edith fait sa première expérience d’assistante à la mise en scène auprès de José-Antoine Marin sur Même les Cow-girls ont le blues – Cie la Rose tatouée.
En 2006, la Cie l’œuf bleu monte sa deuxième pièce Il pleut des hommes, publiée aux Editions ALNA.
Puis retour à la New Dramatist pour suivre un atelier d’écriture où elle commence la rédaction de Are you a dog man ? mise en lecture par Benoist Brumer (Cie Keras), en 2013.
En 2014, Elle bénéficie d’une résidence d’écriture au Monastère de Saorge où elle rédige Les choses qu’on casse. La même année, elle aide à la mise en scène la Cie les pas de côté sur Autour de ma pierre il ne fera pas nuit de Melquiot.
Les choses qu’on casse a fait l’objet d’une lecture qu’elle a elle-même dirigée en 2016 à la Maison des métallos à Paris.

Feu

Résumé :
Nuit. Devant l’entrée d’une disco perdue dans la zone périurbaine, deux êtres se croisent, s’attirent et se repoussent comme chien et chat. Salomé rentre, Sofiane ne rentre pas. Lui, seul aux portes de la fête. Elle, seule au milieu des corps dansants. Lui s’adresse longuement à l’alter ego muet qu’il imagine derrière la caméra de surveillance, elle se met en scène pour un show internet à la mode. Une jeune policière arrive, issue des mêmes Quartiers que Sofiane.
Qui est à même de faire justice ou de défaire injustice ?

« Feu » est le départ d’une exploration théâtrale autour des «  portes de la fête ».

 


Je suis née une année du cheval, pas loin de Paris. Je m’occupe à (dans le désordre) écrire, enseigner les lettres et le théâtre dans les dites « banlieues difficiles », voyager pour tenter de franchir les lignes. J’ai écrit sous plusieurs noms des textes courts et des nouvelles qui sont parues dans différentes revues (Le Zaporogue; Sprezzatura, Villa Europa, Mercure de France), et publié des récits plus longs ; L’ailleurs mexicain, chroniques d’une Indienne invisible (L’Esprit Frappeur, 2009), La Geste des Irréguliers, sans papiers sur les routes de France (Rue des Cascades, 2011), et je cache dans des tiroirs quelques inédits…
J’aime le théâtre parce que c’est un art de la vie, j’ai fait mes premiers pas d’autrice et dramaturge avec la compagnie KL, dans des créations collectives. En 2010, j’ai créé avec des personnes sans papiers de huit nationalités différentes le spectacle Toute Vie est une vie qui a hanté les lieux artistiques alternatifs, les squats, les occupations et même les vraies salles de spectacle pendant plus d’un an, jusqu’à interrompre son activité au sommet de sa gloire, au Théâtre des Carmes à Avignon en mai (et pas en juillet) 2011. En partie inspirée de ce périple, la pièce Oussama Big Ben ou la folle aventure de la compagnie irrégulière, a obtenu le prix d’écriture théâtrale de Guérande en 2014, sous la présidence de Pauline Sales. Depuis cette rencontre, je participe régulièrement à des bals littéraires de la Coopérative d’écriture et à la demande du CDN de Vire (Le Préau) et de Thionville (NEST) j’ai écrit Taisez vous ou je tire, qui a tourné sur la saison 2016-2017 en Lorraine (NEST), Ile de France (Ferme de Bel Ebat), Bretagne (Théâtre de Lorient) et Normandie et repartira sur les routes en 2018-2019. Je travaille actuellement avec la compagnie Oblique sur une  prochaine création et poursuit  l’écriture d’un roman.

Qu’on va où ?

Résumé :

 C’est l’été. La radio crie ses scoops. La télé compile ses buzz. Ehsan, 12 ans, a disparu. Un petit mot posé sur son lit dit son encombrement face à un monde où la banquise fond, où les ours blancs vivent dans les hypermarchés et où les terroristes mitraillent. Ehsan en a marre, Ehsan dit qu’il s’en va. Sa petite sœur Chalipa, Samantha la baby-sitter, ainsi que deux alliés de choix, le mini Nelson et le débonnaire Salvador cherchent à le retrouver. Et si Ehsan s’était enfermé dans le bunker du jardin de sa maison ? Et s’il disait définitivement ciao au monde ? Alors comment l’en faire sortir ? Après une longue journée d’actions, faite de nouilles au beurre, de manif positive et tutti quanti, il faudra pourtant bien qu’à la nuit tombée les quatre héros acceptent de se confronter aux questions posées par l’exil symbolique d’Ehsan. Pour mieux l’aider, peut-être, à embrasser demain.

 


Née en 1987, Gwendoline Soublin se forme d’abord comme scénariste à Ciné-Sup, Nantes. Puis elle poursuit des études au Conservatoire d’Art Dramatique du 18ème à Paris. Parce qu’elle aime s’investir dans des aventures multiples elle a entre autres : animé des ateliers d’écriture, joué sur des places de village, pratiqué l’art-thérapie en tant que clown auprès de patients âgés atteints d’Alzheimer et cérébro-lésés, écrit pour le webzine Rhinocéroschroniqué sur une radio associative de Montreuil, créé le collectif M’as-tu vu? et semé des graines de rêverie lors de voyages ou en participant à nombreux festivals de cinéma… Depuis 2015, elle est étudiante au sein du département Écrivain Dramaturge à l’E.N.S.A.T.T. de Lyon. Elle anime régulièrement des ateliers d’écriture à l’université ainsi que dans différentes institutions.

En 2014, elle a reçu l’aide d’Encouragements du CnT pour sa deuxième pièce, Swany Song, et en 2015 elle a été accueillie à la Chartreuse-CNES – pour y écrire une pièce jeunesse, Les Monstres, lue pendant La Belle Saison. L’été 2016, elle a fait partie de l’Obrador d’Estiu de la Sala Beckett à Barcelone pour laquelle elle a écrit un texte traduit en anglais/catalan, Pig Boy 1986-2358 (Lauréat des Journées des Auteurs de Lyon 2017 / publication par Espaces 34 en janvier 2018 / sélection par le festival tchèque Mange ta grenouille!). L’un de ses derniers textes, Vert Territoire Bleu, a été lauréat du label Jeunes Textes en Liberté (mise en espace Hakim Bah, en partenariat avec la MC93) et sélectionné par le comité de lecture Le Plongeoir du Glob Théâtre de Bordeaux. Elle travaille également avec des marionnettistes de l’ESNAM (Coca Life Martin 33CL / publication aux éditions Koïnè en novembre 2017) et la Collective (120H ou l’étonnante histoire aéronautique de Nich Nich Vespa). Ce printemps 2017, elle a été en résidence au théâtre Am Stram Gram de Genève pour y écrire le texte jeunesse, Qu’on va où ?. Ses textes jeunesse sont également édités par Dramedition (Une poule sur un mur et Harmonie Pilote in Tome 3 et 4).

Cette saison 2017-18, elle fait partie du projet TOTEM(s) initié par la Chartreuse-CNES où elle travaille à l’écriture de maquettes d’opéra en partenariat avec des compositeurs européens pour les Journées d’été du festival d’Avignon 2018. Le festival lyonnais En Acte(s) lui a également commandé l’écriture d’un texte d’actualité, qui se jouera au TNP de Villeurbanne en mars 2018.

L’année dernière, Gwendoline Soublin a été lauréate pour son texte Vert territoire bleu.

Salle de traite

Résumé :

Un agriculteur.
Un troupeau de vaches.
Une salle de traite.
Le créancier attend son dû.
Mathilde rêve.
A l’extérieur, la colère gronde. 


Rebecca Vaissermann est née en 1992 à Paris. Elle se forme comme comédienne à l’Ecole Auvray-Nauroy, et obtient en 2013 une licence d’études théâtrales de l’Université Paris III Sorbonne-Nouvelle.
Cette même année, elle publie Oubliés, son premier roman, aux éditions Parole Ouverte, lauréat du concours des jeunes auteurs de l’lle aux Livres et du Festival du Premier Roman de Chambéry, et obtient l’Aide à la création du Centre National du théâtre pour la pièce La Solitude.
Elle joue ensuite au théâtre dans différents projets, et publie en 2014 un texte dans Les Lucioles, un recueil dirigé par Olivier Steiner au profit de l’association Le Refuge, aux éditions Des ailes sur un tracteur.
En 2017, elle écrit Je me souviens – texte pour lequel elle conduira des lectures au Carreau du temple puis au Théâtre de l’Étoile du Nord dans le cadre du festival On n’arrête pas le théâtre – et Les Cerisiers en fleur dans le cadre de la résidence d’auteurs 10/10 organisée par Drameducation en Pologne.
Passionnée de voyages, elle s’intéresse également à toutes les formes d’Art ici et ailleurs, et travaille actuellement sur divers projets aussi bien comme comédienne que comme autrice.

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